Boxe
Par les étudiants du DEF, mercredi 13 juin 2007 à 00:01 :: Vie au Cambodge :: #20 :: rss
Si on entre dans la station télévisée TV5, le vendredi soir, on entend des cris de soutien de la part des spectateurs, « faites-le tomber par terre », cela encourage le boxeur à faire encore des efforts afin que les spectateurs ne perdent pas l’argent parié. Sambath, un supporteur fréquent, fixe son regard inquiet sur son boxeur sans faire attention à son entourage. « Je ne pense pas pouvoir gagner comme la semaine dernière, car j’ai mal choisit mon boxeur, alors, il se peut que je perde mon agent » souligne-il sans espoir.
Dans les clubs de la boxe, on trouve de jeunes boxeurs de talent, vaillants, qui se consacrent à ce sport. « Je suis fier de ma capacité pour chaque match. J’ai passé 13 ans dans l’entraînement et j’ai participé à des centaines de matchs », a expliqué Chey Kosal, boxeur dans le club « Ministère de l’Intérieur ».
Pour devenir un meilleur boxeur, ce n’est pas facile, il faut que les jeunes sportifs s’entraînent tous les jours. C’est très dur, plus dur que d’être chanteuse, plus dur que d’être le danseur derrière la chanteuse, mais, c’est aussi un moyen pour être connu sur le petit écran. « Je m’entraîne deux fois par jour : une heure le matin et deux heures l’après midi et tous les matins, je dois me lever tôt pour courir», a affirmé BUN Sothear, boxeur dans le club SALVANE KEILA. « Faute des matériels nous ne pouvons pas développer suffisamment nos compétences. De plus, j’ai des problèmes financiers, car le coût de chaque match est insuffisant pour vivre et je dois donc chercher un autre travail. »
« Effectivement, nous commençons à développer la boxe khmère afin que nous puissions, dans l’avenir, entrer dans la compétition internationale, surtout, une fois que nous aurons suffisamment de compétences : technique de combat, force, bon entraîneur, etc. », a relevé, SEN Bunthen, boxeur de 23 ans.
Pour réaliser ces conditions, il faut donc que le gouvernement et les grandes compagnies s’intéressent à cet art. Un autre facteur très important c’est le public. Il devrait en fait participer nombreux aux matchs parce que leurs présences permettent à nos compétiteurs de faire des efforts dans leur match. Frappant l’esprit des Khmers, nous devons conserver cet héritage culturel pour la nouvelle génération. Si les Khmers ne le sauvegardent pas, qui pourrait le faire à leur place ?
Commentaires
1. Le vendredi 29 juin 2007 à 20:11, par CAILLAT Elisabeth
Ajouter un commentaire